CIMETIERES EN PAYS DE SOMME

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Cette page est un complément du livre:

"Le Patrimoine funéraire des cimetières en Pays de Somme", publié en octobre 2017

CORBIE

Tombe richement décorée dans le ciletière de Corbie
Tombe richement décorée dans le ciletière de Corbie

Symboles funéraires au cimetière de Corbie

De bas en haut:

Roses (amour) et pensées (souvenir) composent une guirlande de pierre.

Une main d'homme serre une main de femme (le couple uni pour l'éternité)

Une chouette, oiseau de la nuit, des ténèbres et de la mort.

Deux flambeaux renversés et qui vont s'éteindre pour entrer dans la nuit.

DEVISE (CANTON DE HAM)

 

Des tombes insolites dans le cimetière de Devise

 

Commençons par relater l’histoire du monument aux morts de ce petit village de Devise(49 habitants).

 

Au centre du monument, une femme tient à bout de bras une pancarte sur laquelle sont écrits ces mots : « Pour la PAIX ».  Le visage qui apparait sur le monument est celui de Maria Agasse, originaire de la Fère dans le département de l’Aisne. Née en 1890 d’un père adjudant, elle arrive à Devise en 1910 pour exercer le métier d’institutrice. Elle exercera cette fonction jusqu’à ce jour de 1934 où elle décède subitement devant ses élèves : elle a 44 ans. Pendant la première guerre mondiale, son comportement héroïque lui avait valu de recevoir la médaille de la Reconnaissance française.

 

A son décès, le 10janvier 1934, le village ne possédait pas encore de monument aux morts. Aussi le maire, Roger Tattegrain profondément affecté par la mort de son institutrice pense au lendemain de son décès à faire prendre les empreintes de son visage pour immortaliser ses traits sur le monument. Il fait appel à un de ses amis, sculpteur, Gaston Vallon,  qui reproduit fidèlement les traits de l’enseignante et signe son œuvre sur le socle : Vallon  Sr 1935.

Le monument aux morts de Devise
Le monument aux morts de Devise
Gros plan sur le monument aux morts: L'institutrice brandit le panneau: "Pour la Paix"
Gros plan sur le monument aux morts: L'institutrice brandit le panneau: "Pour la Paix"
Les enfants des écoles
Les enfants des écoles

 

Le cimetière de Devise

Roger Tattegrain (1881-1960) a exercé la fonction de maire de Devise de 1906 à 1950 avec une interruption de quatre ans de 1941 à 1944, période où il fut destitué par l’Etat dit Français comme l’indique l’épitaphe inscrite sur sa tombe. Il était devenu maire en 1906 après avoir succédé à son père, le sculpteur Georges Tattegrain (1845-1916). Il était aussi le neveu du peintre Francis Tattegrain, né à Péronne, en 1852 et décédé, en 1915.

 

Georges Tattegrain, Roger Tattegrain,, son épouse, leurs fils André et l’institutrice reposent dans le petit cimetière de Devise, chacun sous un bloc de granit mal équarri qui leur sert de sépulture.

 

Puissent ces quelques lignes répondre à la curiosité des visiteurs de ce petit cimetière du Santerre.

                        Les photos du cimetière de Devise sont de Patrick Danzel d'Aumont

Les blocs de granit au fond du cimetière de Devise
Les blocs de granit au fond du cimetière de Devise
Tombe de Roger Tattegrain
Tombe de Roger Tattegrain
Epitaphe de Roger Tattegrain
Epitaphe de Roger Tattegrain
Tombe de l'institutrice Maria Agasse
Tombe de l'institutrice Maria Agasse
Epitaphe de Maria Agasse: cimetière de Devise
Epitaphe de Maria Agasse: cimetière de Devise

AMIENS: LE CIMETIERE DE LA MADELEINE

Les anges sculptés par les frères Duthoit

Sépulture de la famille de Paul Barbier
Sépulture de la famille de Paul Barbier
Sépulture de la famille Corroyer Louis, Auguste
Sépulture de la famille Corroyer Louis, Auguste
Sépulture de la famille Herbault
Sépulture de la famille Herbault

L'œuvre des frères Duthoit: la sépulture du chanoine Lucas de Genville

Sépulture de Lucas de Genville- Cimetière de la Madeleine à Amiens
Sépulture de Lucas de Genville- Cimetière de la Madeleine à Amiens
Le croisillon de la sépulture de Lucas de Genville
Le croisillon de la sépulture de Lucas de Genville
Le Christ bénissant au centre du croisillon
Le Christ bénissant au centre du croisillon

Sculpture des symboles des quatre évangéliste au bout des bras de la croix de pierre:

de gauche à droite: l'ange pour saint Matthieu, le lion ailé pour saint Marc,

l'aigle pour saint Jean et le taureau ailé pour saint Luc.

La Sépulture d'Alexandre-Ferdinand Lapostolle

La sépulture d'Alexandre-Ferdinand Lapostolle, physicien et chimiste
La sépulture d'Alexandre-Ferdinand Lapostolle, physicien et chimiste
"Paragrèles et parafoudres": invention de Lapostolle
"Paragrèles et parafoudres": invention de Lapostolle
Le buste de Lapostolle figé dans le marbre
Le buste de Lapostolle figé dans le marbre

La sépulture d'Adrien Morgan de Belloy

La Madeleine à Amiens
La Madeleine à Amiens

Deux anges tiennent le blason de cette prestigieuse famille.

Notons qu'au cimetière de la Madeleine, les deux monuments ci-dessus sont les seuls à être signés des frères Duthoit.

Les 5 représentations du Silence dans les cimetières du département de la Somme

 Ces médaillons sculptés symbolisant le « Silence », sont inspirés du bas-relief

d'Antoine Auguste Préault exécuté pour le tombeau de Jacob Roblès, au cimetière

parisien du Père-Lachaise.

Amiens-La Madeleine

Au cimetière de la Madeleine à Amiens
Au cimetière de la Madeleine à Amiens
Au cimetière de Beauval sur la chapelle de la famille Saint
Au cimetière de Beauval sur la chapelle de la famille Saint
Dans une chapelle du cimetière de Domart-en-Ponthieu
Dans une chapelle du cimetière de Domart-en-Ponthieu
Au cimetière de Pont-de-Metz
Au cimetière de Pont-de-Metz
Au cimetière de Vignacourt sur le monument du bienfaiteur Godard-Dubuc
Au cimetière de Vignacourt sur le monument du bienfaiteur Godard-Dubuc
Cimetière de Fontaine-sur-Somme
Cimetière de Fontaine-sur-Somme

                                                                          Merci à Simone et Tony Hervey

AMIENS- Jardin du musée de Picardie

Pierre tumulaire de l'abbé Cauet, curé de Sarton, en 1540
Pierre tumulaire de l'abbé Cauet, curé de Sarton, en 1540

L'abbé Bourlon, membre de la Société des Antiquaires a écrit une notice historique sur le village de Sarton, petit village situé sur la frontière du Pas-de-Calais et de la Somme. Cette notice a été publié dans la revue "La Picardie", en 1857.

AMIENS: le cimetière de la Madeleine

La Madeleine- 25 octobre 2017
La Madeleine- 25 octobre 2017

AMIENS-la Madeleine et Picquigny

Amiens-La Madeleine-Elément de clôture d'une tombe
Amiens-La Madeleine-Elément de clôture d'une tombe
Partie de la grille du choeur de la Collégiale de Picquigny
Partie de la grille du choeur de la Collégiale de Picquigny

Il est quelquefois intéressant de comparer les grilles des sépultures de la Madeleine avec celles des grilles du chœur des églises. Les artisans ferronniers utilisaient leurs modèles aussi bien pour les cimetières que pour le chœur des églises.

BERNES

Croix celtique au cimetière de Bernes
Croix celtique au cimetière de Bernes

OUTREBOIS

Outrebois
Outrebois
"La Sainte Famille à Outrebois
"La Sainte Famille à Outrebois

SAINT-RIQUIER

Saint-Riquier

 

 

« Les trois morts et les trois vifs ».

 

Trois gentilshommes de haut rang, un duc, un comte et un fils de roi, chevauchaient de concert quand ils arrivèrent dans un vieux cimetière. C’est là, qu’ils rencontrèrent trois squelettes qui semblaient les attendre. A cette vue, les jeunes hommes prirent peur et leur peur redoubla quand les squelettes commencèrent à parler. De leurs bouches édentées sortaient des paroles surprenantes. « J’ai été pape », dit le premier, « j’ai été cardinal » déclara le second. « J’ai été le notaire du pape », affirma le troisième. Et d'ajouter en chœur : « Vous serez ce que nous sommes.

Puissance, honneur et richesse ne sont rien ; à l'heure de la mort, il n’y a que les bonnes œuvres qui comptent ». Les trois gentilshommes écoutaient, profondément émus, ces paroles qui semblaient venir d’un autre monde. Ils crurent entendre la voix de Dieu.

 

Cette légende a donné lieu à une abondante iconographie, bien que rare au nord de Paris. Racontée par les gens du peuple, elle frappe les imaginations, bien plus qu'un sermon psalmodié par quelque moine. La terreur qu’inspire le vieux cimetière se mêle à l’effroi des rencontres que l’on peut faire aux carrefours, quand la nuit tombe et que l’on ne distingue pas le chien du loup. Elle est illustrée à Saint-Riquier, sous la forme de deux peintures murales. Sur le premier tableau, figure la cavalcade insouciante des trois jeunes seigneurs en costumes somptueux. Sur le second, les trois cadavres interpellent les cavaliers et brandissent leurs instruments de mort : le

javelot, pour le premier, symbole de la mort qui frappe, la faux pour le

deuxième (la mort : « la grande faucheuse ») et la pelle du fossoyeur pour le

dernier.

Ces deux photos sont extraites du livre: "Saint-Riquier, une grande abbaye bénédictine" Editions Picard- 2009.