CROIX ET CALVAIRES en Pays de Somme (suite)

FRESNES-MAZANCOURT: deux belles croix de chemin

 

Les croix en fer forgé de Fresnes-Mazancourt 

 

Les croix de chemin de Fresnes-Mazancourt sont devenues la propriété de la commune après la séparation de l’Eglise et de l’Etat, en 1905. Détruites pendant la première guerre mondiale, leur valeur a été incluse dans les dommages de guerre. 

En 1925, la commune confie la maitrise d’ouvrage de la reconstruction de l’église à l’architecte, Louis Duthoit, petit fils d’Aimé Duthoit. Mais les travaux ne démarrent pas tout de suite, et en 1928, Robert, le fils de Louis Duthoit qui travaille dans le cabinet de son père prend en charge le dossier et à partir de cette date, signe tous les plans. 

En 1932, une somme de 7700 francs est allouée pour le calvaire du cimetière et les deux croix de chemin. Seules ces deux dernières ont été érigées. Dessinées par Robert Duthoit, elles ont été réalisées par Jean Riva, artisan à Berny-en-Santerre.

Dessin signé par Robert Duthoit
Dessin signé par Robert Duthoit
Dessin signé par Robert Duthoit
Dessin signé par Robert Duthoit

Croix en fer sur la route de Berny-en-Santerre
Croix en fer sur la route de Berny-en-Santerre
Gros plan sur le croisillon de la croix sur la route de Berny-en-Santerre
Gros plan sur le croisillon de la croix sur la route de Berny-en-Santerre

La première croix de chemin, à la sortie du village sur la route de Genermont, présente un fût et une traverse double. Le cercle du croisillon est également double et dans chaque quadrant s’inscrit une spirale de fer, qui renvoie à l'ordre cosmique du soleil ou du déclin du jour. 

La croix de fer à la sortie du village en direction de Genermont
La croix de fer à la sortie du village en direction de Genermont
Gros plan sur le croisillon de la croix de Genermont
Gros plan sur le croisillon de la croix de Genermont

 La deuxième croix, sur la route de Berny-en-Santerre, comporte aussi un fût et une traverse, qui contiennent une croix en fer,  soutenue par un élégant socle toujours en fer forgé. Le croisillon est entouré d'un triple cercle de fer, d'où sortent des pointes qui évoquent la couronne du Christ.

DOUDELAINVILLE

Croix de chemin mise à l'abri dans l'église
Croix de chemin mise à l'abri dans l'église

La croix de chemin en fer forgé, vieille de plus de deux siècles, a réintégré les murs de l'église de Doudelainville.

Les grands fleurons, sous la forme de fleurs de lis, fixés aux extrémités de la croix nous donnent son époque: le 18e siècle.

MOLLIENS-AU-BOIS

La "Croix du Bâton" devant l'église de Molliens-au-Bois- Ph: Gilbert Delbrayelle
La "Croix du Bâton" devant l'église de Molliens-au-Bois- Ph: Gilbert Delbrayelle

 Molliens-au-Bois

 

La croix du bâton

 

En 1821, des jeunes gens de Molliens-au-Bois auraient un soir rossé le curé de la paroisse à coups de bâton, le laissant pour mort sur la route de Saint-Gratien.

Un an après, l’instigateur de cette forfaiture, Jean-Baptiste Sanier, dit Bâton, a été retrouvé mort à l’endroit précis où cette correction avait été infligée au curé. A cet endroit, les habitants du village ont élevé une croix  en grès appelée « la Croix du Bâton » sur laquelle est gravée au centre du croisillon, la date de 1822, recouverte aujourd’hui par des lichens. 

Cette croix existe toujours en 2019, mais elle a quitté son emplacement d’origine pour être transportée devant l’église, en avril 1980.

Source : « la revue du Pays des Coudriers, N°1, octobre 1990