CORBIE INSOLITE

Cette page sur l'Hôtel de Ville de Corbie a été rédigée avec l'aide de René Ossart, historien de Corbie.

Hôtel de Ville de Corbie
Hôtel de Ville de Corbie

L'Hôtel de Ville de Corbie était auparavant un château construit vers 1860 par Oswald Caix de Saint-Aymour, né en 1812 à Amiens et qui fut maire de Corbie de 1855 à 1861 et conseiller général de 1848 à1861. Sa fille qui hérita du château le vendit à la ville de Corbie, en 1923.

La devise inscrite dans un phylactère au-dessus des armes de la Ville- Ph: René Ossart
La devise inscrite dans un phylactère au-dessus des armes de la Ville- Ph: René Ossart

 "Urbs aurea,altera Roma" (la ville d'or, l'autre Rome).

Boulet de canon- 1636- Ph: René Ossart
Boulet de canon- 1636- Ph: René Ossart
Boulets de canon- Photo: René Ossart
Boulets de canon- Photo: René Ossart

 

Corbie

La gentilhommière construite par l’architecte Charles Pinsard, vers 1860 pour le compte du baron Oswald Caix de Saint-Aymour sert d’Hôtel de Ville pour Corbie depuis 1930. Rares sont les châteaux dans notre département qui sont devenus mairies.

Les cercles rouges sur la photo ci-dessus montrent des boulets de canon qui ont pour origine le siège de Corbie, en 1636 et qui ont été incrustés sur la façade lors de la construction du château.

Le 7 aout 1636, la ville est assiégée par les Espagnols et reprise par les Français après un siège de deux mois conduit par Louis XIII et Richelieu.

 

 

 

 

Les armes de la ville de Corbie

 

 

Les armoiries de la ville de Corbie ont été adoptées définitivement par le conseil municipal le 2 avril 1970.

« d’or à deux clés de gueules en sautoir au chef d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or »

Ces armes reprennent celles de l’illustre abbaye Saint-Pierre de Corbie fondée en l'an 657 par Clotaire III et sa mère Bathilde.

Armes du baron Oswald Caix de Saint-Aymour- Ph: René Ossart
Armes du baron Oswald Caix de Saint-Aymour- Ph: René Ossart

Blasons : les armoiries en pierre sont celles d'Oswald Caix de Saint-Aymour. Elles forment un joli contraste avec le mur de brique.


Photo: René Ossart
Photo: René Ossart

 

 

 

 

 

 Corbie-  Façade  de l'Hôtel de Ville

 

Sous le balcon du milieu de la façade de l'Hôtel de Ville, cette sculpture garde son mystère. Sans doute un personnage cher  à Oswald de Saint-Aymour, puisqu'il repose sur un cul de lampe avec les armes du baron. Peut-être est-ce lui-même?

Pour la petite histoire, il serait intéressant de retrouver le nom du sculpteur et à cet effet, nous lançons un appel aux Amis du Vieux Corbie ou à toute autre personne capable de nous renseigner.

Hôtel de Ville de Corbie- Photo René Ossart
Hôtel de Ville de Corbie- Photo René Ossart



Corbie-Hôtel de Ville


La même question se pose pour cette sculpture?

Est-ce la femme du baron Oswald Caix de Saint-Aymour?



Sur les bâtiments communaux,dépendances de l'ancien château, figurent toujours les sculptures de jolies têtes de chevaux pour les écuries et des têtes de chien pour le chenil.

Corbie-Ecole monastique- Photo: Rémy Godbert
Corbie-Ecole monastique- Photo: Rémy Godbert
Photos: Rémi Godbert
Photos: Rémi Godbert

 Voici ce qu'il reste en 2015, de l'ancienne école monastique de Corbie fondée au 7ième siècle, restaurée en 1910 et qui porte toujours ses deux cartouches de pierre devenus difficilement lisibles.

Trois saints sont nés à Corbie


Fouilloy- A l'angle de la rue Charles Gaffet avec la rue Jules Lardière
Fouilloy- A l'angle de la rue Charles Gaffet avec la rue Jules Lardière

 

La plus connue, sainte Colette (1381-1447) béatifiée, en 1625 et canonisée en 1807

Les « Amis de Sainte-Colette » lui ont consacré un site internet.

 

Saint-Anschaire (801-865) est né à Fouilloy. Devenu moine à la célèbre abbaye de Corbie, il évangélisa les pays nordiques et mourut archevêque de Brême et de Hambourg.

 

Saint Gérard ou Géraud, selon l’abbé Corblet dans son hagiographie (tome 2, p.446). Il est né à Corbie vers l’an 1025 et il est décédé, en 1095 dans l’abbaye de la Grande Sauve (commune de La Sauve, près de Bordeaux) qu’il avait créée avec l’aide de Guillaume VIII.

Dans son livre sur les « Gloires de Corbie », l’abbé Douillet écrit : « Le 23 septembre 1874, avec l’autorisation du cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux, M. Douillet, curé-doyen de Corbie ouvrit la châsse de saint Gérard et y prit un fémur qu’il rapporta à l’église paroissiale de Corbie, où il est exposé à la vénération des fidèles ».

Dans le quartier de la Neuville, près de l'endroit où s'élève une des plus belles églises de Picardie, un alignement d'enseignes retrace sous forme de panneaux en tôle, les contes et les légendes de notre pays.

 




La rivière l’Ancre prend sa source à Miraumont, délimite les communes de Méaulte et de Dernancourt, passe à Buire-sur-l'Ancre, Ville-sur-Ancre, puis Treux, Ribemont-sur-Ancre, Heilly, Bonnay, et arrive au hameau de la Neuville (Corbie). A cet endroit, l’histoire s’écrit sur une des façades de cette magnifique église du 16e siècle, dédiée à Notre-Dame de l’Assomption.

"le 14 de février 1633 est passé le flot de la rivière (l'Ancre) sur le pont de mesme"

Source: "L'Eau et son Patrimoine en Pays de Somme" par André Guerville