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MONTDIDIER INSOLITE ET SON CANTON

Eglise du Saint-Sépulcre
Eglise du Saint-Sépulcre
Photos: Jackie Bondrole
Photos: Jackie Bondrole

Montdidier

Cette sculpture se trouve sur le côté droit du chevet de l’église Saint-Sépulcre. Est-ce chien ou un loup qui porte fièrement le blason de la ville de Montdidier : « Tour crénelée d’argent, ouverte de gueule, maçonnée et ajourée de sable, accompagnée de sept fleurs de lis ». Ou est-ce un seigneur dont l’emblème était le chien-loup ?

Les historiens de Montdidier sont muets sur ce sujet et nous espérons qu’avec la parution de cette photo, un passionné d’histoire nous donnera la solution de cette énigme.

 Voici les précisions d'Anne-Marie Caron, présidente du Cercle Maurice Blanchard:

"Avant la destruction de 1918, cette sculpture représentait un lion présentant le blason de la famille de Baillon, donatrice de la chapelle du Saint-Sépulcre. À la reconstruction, il fut décidé de représenter un ours tenant le blason de la ville de Montdidier. Ce choix s'explique-t-il en raison du fait que l'abbaye d'Ourscamp, en 1599, avait fait don, au curé Jacques de Bertin, d'une parcelle de la vraie croix et d'une pierre du tombeau du Christ (d'après Histoire de la ville de Montdidier par Victor de Beauvillé) ?" 

Rosace de l'église Saint-Sépulcre- Montdidier
Rosace de l'église Saint-Sépulcre- Montdidier

Montdidier- Église du Saint-Sépulcre

Il est rare de rencontrer une verrière, en l’occurrence une rosace, avec des signes profanes comme ceux du zodiaque. Bien que deux vitraux aient disparu, les douze signes sont encore présents.

 Précisions d'Anne-Marie-Caron:

Cette rosace, qui fait face au choeur dans lequel les vitraux représentent l'histoire judéo-chrétienne (Bible, auteurs bibliques, scènes de la Passion et de la Résurrection), évoque, par l'intermédiaire des signes du zodiaque, la création, oeuvre de Dieu. L'oiseau bleu qui est au centre de la rosace représente le treizième signe du zodiaque, symbolisé par le Serpentaire (grand oiseau d'Afrique). Il manque deux vitraux (le Verseau et la Balance). Sur la gauche du Sagittaire, sur la droite du Bélier et en dessous du Lion, ce sont trois motifs floraux positionnés en triangle pour placer avec précision les autres éléments de la rosace. 

L'Hôtel de Ville de Montdidier- Ph: Jackie Bondrole
L'Hôtel de Ville de Montdidier- Ph: Jackie Bondrole

Montdidier- Place de l'Hôtel de Ville

Nous sommes en septembre 1498, la veille de la foire de Montdidier. Courtehouche, marchand drapier à Amiens vient avec sa femme, vendre sa toile. Après avoir achevé son installation, il assiste à une partie de jeu de paume, jeu très en vogue à l’époque. Jean de Hangard, seigneur de Pérennes, est au nombre des joueurs. Lors d’un point litigieux, le marchand drapier est amené à donner son avis et contribue ainsi à faire perdre Jean de Hangard.

Le lendemain, jour de la foire, le seigneur de Pérennes qui n’avait toujours pas digéré sa défaite passe devant l’étal du marchand drapier, tire son épée et menace Courtehouche. La femme du marchand s’interpose pour éviter le drame. Rien n’y fait, le sieur de Hangard transperce la femme et le mari qui meurent aussitôt. Comme la femme était sur le point d’accoucher, c’est bien trois personnes qui ce jour là, sont assassinées.

Grâce à ses relations, le sieur de Hangard évite la peine de mort, mais doit élever sur les lieux de son crime, une croix et une plaque commémorative. Plus de cinq siècles après, la croix a disparu, mais la plaque existe toujours.

La plaque commémorative- Ph: Jackie Bondrole
La plaque commémorative- Ph: Jackie Bondrole
Ph: Jackie Bondrole
Ph: Jackie Bondrole

 Source: Histoire de la ville de Montdidier par Victor de Beauvillé, tome 2, 2° édition, p.385 à 388

La table d'orientation de 1932
La table d'orientation de 1932

Montdidier- Esplanade du Prieuré

La promenade du Prieuré est aménagée à l'emplacement du jardin des moines. Flanquée de quatre rangées de marronniers, elle domine la vallée des Trois Doms. À son extrémité, est placée, en 1932, une table d'orientation, don du Touring club de France, qui existe encore, en 2014.

Source: Jackie Bondrôle

Près de l'église Saint-Sépulcre
Près de l'église Saint-Sépulcre

 Montdidier

En entrant dans le parking situé au chevet de l’église Saint-Pierre, on peut voir sur le mur une sculpture en pierre retrouvée dans les décombres après 1918. Elle représente un vase garni de fleurs de lis et porte gravée la date

« 1923 », qui correspond à la date de réinstallation, Au cours de cette année 1923, la Compagnie d’Arc de Montdidier reprit ses activités. La mention: "1-5-J-8" reste une énigme.

« Rues et places de Montdidier » par Anne-Marie Caron, p.143.

 

Les marches de l'ancien café d'Assainvillers- Photo: Anne Parvillé
Les marches de l'ancien café d'Assainvillers- Photo: Anne Parvillé

Assainvillers

Cet ancien café était exploité par Lucien Gobin et se situait à l’entrée du village en venant de Rollot, devant ce qui est en 2014, la ferme de M Dejaiffe. Sur les marches en pierre de la porte d’entrée, on voit encore très distinctement le dessin coloré d’un verre et d’une bouteille pour vous inviter à consommer.

Source: "la petite histoire d'Assainvillers par Anne Parvillé, journal N° 53, décembre 2013".

Cantigny
Cantigny
Cantigny
Cantigny

Cantigny

Un château brique et pierre avec un toit à la Mansart a été construit en 1850 par Charles Machart, maire de Cantigny. Il comportait 14 chambres et était équipé d’un chauffage central au charbon ou au bois. Le château disparut totalement pendant la seconde guerre mondiale. Seul vestige en 2013, un morceau du perron qui repose sur un soubassement de briques dans la prairie qui appartient à Benoît de Weirdt, maire de Cantigny.

On peut y lire cette inscription :

« Du château que je fus

Reste ce seul perron

J’aurais bravé le temps

J’ai cédé au canon

Et ce ne fut pas long. Avril 1918 ».

Source : « le Journal du Cercle Maurice Blanchard ».Mars 2013. Cantigny: le château du Second Empire, par Anne Parvillé.  

Fignières- M-B (famille Mangot-Baticle)
Fignières- M-B (famille Mangot-Baticle)

Fignières- La villa de l’aéronautique

Cette villa a été construite par Florent Mangot, un ancien aéronaute, né le 19 mai 1858 et domicilié rue de Pigalle à Paris. La famille Mangot est propriétaire, à la fin du 18° siècle d’une ferme dont les terres dites du « Champ Mangot », s’étendent de part et d’autre de l’ancien chemin de Montdidier à Corbie. Les Mangot sont peut- être à l’origine de la création de l’aérodrome de Fignières.

Source : « le Journal du Cercle Maurice Blanchard ».Mars 2012. La maison de l’aéronautique, par Anne Parvillé.

 

Eglise Saint-Pierre de Guerbigny
Eglise Saint-Pierre de Guerbigny
Saint Pierre dans son fauteuil appelé : cathèdre
Saint Pierre dans son fauteuil appelé : cathèdre

Quand la mitre de Saint-Pierre, sert de perchoir aux pigeons , à l'église de Guerbigny....

 

Au sommet du pignon, on a placé, en 1880, une statue de Saint-Pierre "in pontificalibus" , assis et bénissant. Cette sculpture remplace une statue plus ancienne. Ce genre de sculpture placée au sommet des pignons est rare en Picardie.

Source: Picardie Monumentale et Historique, tome 2, arrondissement de Montdidier