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LE PATRIMOINE INSOLITE

de D à H

Statues, plaques, enseignes, arbres, monuments

Dompierre-sur-Authie- Photo de René Tabart
Dompierre-sur-Authie- Photo de René Tabart

Le patrimoine insolite est d'abord celui qui éveille la curiosité et qui n'est pas répertorié.

On peut prendre l'exemple de la colonne de brique qui représente un point géodésique.

Si beaucoup de ces colonnes ont disparu, il en exite encore une petite dizaine que nous avons plaisir à rechercher.

Le but de cette page est de recenser tout ce patrimoine dont on ne sait pas toujours dire le nom.

Tout le monde peut enrichir cette page en transmettant ses trouvailles à:

 

 Richesses en Somme

André Guerville

13, rue Clemenceau

80600 Doullens ou par

email à: andreguerville@free.fr

Dreuil-Hamel (Airaines)

Eglise de Dreuil-Hamel (Airaines)
Eglise de Dreuil-Hamel (Airaines)
Chapiteau de l'église St-Jacques-Abbeville
Chapiteau de l'église St-Jacques-Abbeville
Rails de chemin de fer (Airaines)
Rails de chemin de fer (Airaines)

Dreuil-Hamel (Airaines)

RENAISSANCE SACRÉE

Ce chapiteau provient de l’église Saint-Jacques d’Abbeville, détruite, en 2013.

L’association de Sauvegarde de l’église de Dreuil-Hamel a préservé ce chapiteau avant qu’il soit broyé. Placé en 2014, sur un socle de pierre venant de la carrière de St-Maximin (Oise) ce chapiteau démontre le savoir-faire de nos batisseurs du 19e siècle et participe ainsi à l’animation du jardin.

RENAISSANCE PROFANE

Ces quatre pièces de fonte formaient un cercle qui supportait une plaque tournante sur laquelle les locomotives à vapeur faisaient un demi-tour.Elles ont été retrouvées dans l’ancienne gare d’Airaines, cassées et enfouies dans le sol.

Pour éviter qu’ils soient définitivement oubliés, les rails ont été redressés et s’élèvent maintenant vers le ciel pour une nouvelle vie.

Epécamps-croix de la chapelle
Epécamps-croix de la chapelle

           

        Epécamps

     

    Voici un autre exemple de patrimoine insolite. Cette petite croix de fer surmonte le clocher de la chapelle désaffectée d'Epécamps, dans le canton de Bernaville.

Or, habituellement, la croix est surmontée d'un coq. Ce qui n'est pas le cas à Epécamps, où l'on reconnaîtra facilement un pigeon

         

Eglise d'Erondelle
Eglise d'Erondelle

Erondelle- Un tableau plein de réalisme

"Ce bas-relief, jadis affreusement peint a été décapé par le curé de l'époque, en 1925. Il représente le martyre d'une sainte étendue sur un tréteau; plusieurs

soldats romains et bourreaux entourent la victime, dont l'un deux ouvre la

poitrine pour en arracher le cœur. Ce panneau semble être du 17e ou 18e siècle.

On ne sait quelle est la martyre représentée".

Peut-être sainte Blandine à cause des lions ou sainte Agathe?

PMH du Vimeu (Philippe Des Forts et Roger Rodière)

Esclainvillers
Esclainvillers

  Esclainvillers

Ces plaques que l'on retrouve encore en une dizaine d'exemplaires (Amiens au Cimetière de la Madeleine, Bettencourt-Rivière, Etelfay, Fleury, Puchevillers, Querrieu, Saint-Valery-sur-Somme, Talmas,Thièvres, Tilloy, etc...) ont une histoire.  Le 15 mars 1846, le préfet Narjot signait une circulaire recommandant très fortement d'apposer des plaques en fonte dans toutes les communes du département, afin d'interdire la mendicité. Le préfet a eu du mal à se faire obéir, car en 1846 et en 1847, des lettres de recommandation sont arrivées en Mairie pour inciter les maires à bien vouloir apposer ces plaques en n'oubliant pas de stimuler le zèle des garde-champêtres.

Ferrières, rue Alphonse Paillat
Ferrières, rue Alphonse Paillat

 

Ferrières  

A l'intérieur d'une maison sise rue Alexandre Paillat, le fabricant de cheminée a signé son travail en fixant sa plaque. Le fumiste, Laurent Sorel, qui avait reçu la médaille de première classe, demeurait à Picquigny, au début du 20° siècle.

Fieffes (commune de Fieffes-Montrelet)

L'église Saint-Pierre de Fieffes
L'église Saint-Pierre de Fieffes
Le monument aux morts de Fieffes
Le monument aux morts de Fieffes

Fieffes (Fieffes-Montrelet) 

L’histoire de ce monument est loin d’être banale et remonte à la guerre de 1870. Lors de ce conflit, le maréchal-ferrant du village, Fulgence Laurent, accompagné de son curé, l’abbé Casimir Thuillier, va récupérer le corps de son fils, Emile, tué à la bataille de Pont-Noyelle, le 23 décembre 1870. Le jeune curé de santé fragile attrape la variole et décède un mois après, dans son presbytère, à l’âge de 37 ans. Il est enterré à Crécy-en-Ponthieu auprès de sa famille, mais la commune de Fieffes tient à lui manifester sa reconnaissance en lui élevant, près du porche de l’église, un monument à sa mémoire.

En 1920, la commune décide d’élever un monument aux morts. Pour des raisons sans doute économiques, elle récupère le monument de l’abbé Thuillier

et le déplace de quelques mètres. L’épitaphe du curé est remplacée par un

hommage aux 11 enfants de Fieffes morts pour la France.

Fieffes-Montrelet

Du château de Montrelet dessiné par les frères Duthoit, en 1823, il reste uniquement les piliers en ruines de la porte d'entrée. Sur un de ces piliers, un soldat a sculpté le visage du Christ, en 1915, en signant: Mangin.

Le petit pont de brique sur la "Fieffes" permettait d'accéder au château. L'endroit où figure la sculpture est entouré d'un carré noir. (cliquer pour agrandir la photo)

Dessin des Frères Duthoit- Le château de Montrelet, en 1823
Dessin des Frères Duthoit- Le château de Montrelet, en 1823

Bibliographie: Histoire de Fieffes-Montrelet (ouvrage collectif)

"Aux sources de la Nièvre" par Lucien Groué- 2000-

Fieffes-Montrelet
Fieffes-Montrelet

 

 

Fieffes-Montrelet

 

Spectacle devenu rare d'un âne tirant une petite carriole à Fieffes-Montrelet, le 5 février 2010.

Gargouille de l'église de Fontaine-sur-Somme- Ph: Etienne Bellette
Gargouille de l'église de Fontaine-sur-Somme- Ph: Etienne Bellette
Gargouille de l'église de Fontaine-sur-Somme- Ph: Etienne Bellette
Gargouille de l'église de Fontaine-sur-Somme- Ph: Etienne Bellette
Gargouille de l'église de Fontaine-sur-Somme- Ph: Etienne Bellette
Gargouille de l'église de Fontaine-sur-Somme- Ph: Etienne Bellette
Gargouille de l'église de Fontaine-sur-Somme- Ph: Etienne Bellette
Gargouille de l'église de Fontaine-sur-Somme- Ph: Etienne Bellette

Fontaine-sur-Somme 

Il faut une paire de jumelles ou un télé-objectif pour surprendre l'anatomie sans ambiguïté de ces deux gargouilles, installées très haut sous les toits pour protéger les murs de l'édifice des eaux de pluie et pour effrayer le Malin ou le faire rire, car il parait qu'un diable qui rit... s'enfuit. On imagine le plaisir des sculpteurs du 16e siècle, façonnant dans la pierre ces créatures qui ne faisaient pas du tout rire les chanoines commanditaires... Plus tard, l'un d'eux oubliera même de mentionner ces gargouilles dans sa description de la superbe église de Fontaine-sur-Somme . 

Fouilloy- Ph: Rémy Godbert
Fouilloy- Ph: Rémy Godbert

 

 

A Fouilloy, dans l’ancienne tannerie

 

A quoi pouvait bien servir cet objet?

Avant l'arrivée d'une presse mécanique, cette pierre qui mesure 70 cm de diamètre et 35 cm de hauteur était utilisée comme une presse pour les peaux qui sortaient des bains. Les deux trous sur les flancs servaient tout simplement à faciliter la manutention.

Rainecourt (commune de Framerville)
Rainecourt (commune de Framerville)

 

 




Framerville-Rainecourt

 

Rainecourt

 

Derrière le puits, on avait érigé une petite grotte de Lourdes, en 1958. L'ensemble a été détruit par un accident de la circulation.

En 1998, la commune a construit cet oratoire insolite, rappelant le puits

d'origine avec la présence de la Vierge.

 

Fréchencourt, face au moulin
Fréchencourt, face au moulin

Fréchencourt, face au moulin. La belle roulotte a pris ses quartiers d'hiver en ce mois de janvier 2013.  Deviendra t-elle chambre d'hôte, résidence secondaire ou va t-elle parcourir la campagne tirée par deux chevaux?

 

 

 

Grand-Laviers

 

Une vraie cabane de berger encore bien conservée, sert maintenant de pigeonnier. 

Grivesnes-Hameau du Plessier
Grivesnes-Hameau du Plessier

 

 

 

 

Grivesnes- Hameau du Plessier

 

A quoi sert ce curieux bâtiment? S'agit-il d'un pigeonnier, d'une chapelle? Nenni.

La petite église du hameau  a été détruite pendant la Révolution Française et la seule chose qui restait était la cloche, mise à l'abri. Quelques années après, le calme est revenu, et l'on a construit ce bâtiment dont la seule utilité est d'abriter la cloche.

Bâtiment qui servait à l'origine à abriter la pompe à bras
Bâtiment qui servait à l'origine à abriter la pompe à bras

Guyencourt-sur-Noye:

Si la pompe à incendie date du début du 17e siècle, il a fallu encore plus d'une centaine d'années pour que chaque village possède la sienne. Guyencourt-sur-Noye a gardé sa pompe à bras qui porte la date de 1869 et qui orne maintenant la petite place du village.

On met,  quelques années après, cette pompe à l’abri dans un bâtiment qui existe toujours, en 2013. Il a gardé sur sa façade la sculpture du casque de pompier de l’époque et affiche la date de sa construction dans un cartouche : 1875.

Le bâtiment est devenu multifonctionnel : d’un côté il sert d’abribus et de l’autre l’espace est occupé par un transformateur électrique. Le mur latéral reçoit la communication de la Commune et la Poste a fixé sa boîte à lettres.

1875: date de construction du bâtiment
1875: date de construction du bâtiment
Casque de pompier sculpté sur la clé de voûte
Casque de pompier sculpté sur la clé de voûte

La pompe à bras de 1869
La pompe à bras de 1869
L'intérieur de la pompe à bras
L'intérieur de la pompe à bras

Le fonctionnement de la pompe à bras est simple: un balancier actionne deux pistons qui poussent l'eau dans une cloche de pression connectée à un tuyau de refoulement.

Ham- Angle Rue de la Rose et du Général Foy
Ham- Angle Rue de la Rose et du Général Foy

Ham- Rue du Général Foy

 

Nous trouvons ici une décoration  insolite avec les deux chats qui servent de consoles dans une symétrie presque parfaite, près de l'enseigne de la pharmacie. L'un attrape un oiseau avec sa patte gauche tandis que l'autre a jeté son dévolu sur une souris avec sa patte droite.

 

Ham- Eglise Notre-Dame
Ham- Eglise Notre-Dame

 

 

Ham- Eglise Notre-Dame

 

Amiens n'a pas le monopole des "pispalas", nous en avons trouvé un à Ham à l'angle des murs de l'église Notre-Dame.

Belloy-sur-Somme
Belloy-sur-Somme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

...et un autre à l'église Saint-Nicolas de Belloy-sur-Somme

Le clocher de l'église d'Herbécourt
Le clocher de l'église d'Herbécourt
Un tableau champêtre à la place de l'horloge
Un tableau champêtre à la place de l'horloge

Herbécourt

Lors de la réfection du clocher de l'église Saint-Pierre, la commune a remplacé l'horloge par un tableau champêtre.

La boite à cailloux à Hesbécourt
La boite à cailloux à Hesbécourt

 Ce curieux édifice est classé Monument Historique depuis le 7 mars 2007. Il commémore l'ancienne Assemblée du Désert des Protestants et il est situé au lieu-dit : "La Boite à Cailloux". sur la commune d'Hesbécourt. On peut le considérer comme un oratoire du Protestantisme, et c'est sans doute parce qu'il est le seul dans notre département qu'il a été classé.

 

 

Hescamps, hameau de Brettencourt

On observe sur la porte de cette belle façade en torchis, un chapelet de fer à cheval. Est-ce une ancienne maison de forgeron ou tout simplement des amoureux de l’équitation ?

Peu importe, cela ressemble à un bouquet de Saint-Eloi, assemblage de fers à cheval soudés sur des tiges métalliques que les maréchaux ferrants plaçaient à la porte de leur forge comme une enseigne dédiée à leur saint patron.

Source : "Prières des Murs" par Christian et Marie-Laure Montenat.

Hescamps- Hameau de Brettencourt
Hescamps- Hameau de Brettencourt
Heuzecourt
Heuzecourt

 

 

 

 

     Heuzecourt

 

      La café a longtemps conservé ses barres qui servaient à attacher les vaches ou les chevaux des cultivateurs.

La bibliothèque d'Huppy
La bibliothèque d'Huppy
La gargouille d'Huppy
La gargouille d'Huppy

Huppy

A gauche, la chapelle mortuaire est transformée en bibliothèque par le maître des lieux: Claude Piette, historien, dessinateur et bibliothécaire. A droite, la gouttière permet d'évacuer les eaux du toit de la chapelle et joue le rôle d'une gargouille. 

Quand les compagnies d'assurances faisaient leur publicité entre 1940 et 1960!

Il en reste quelques unes de ces petites plaques utilisées par beaucoup de compagnies d'assurances qui affichaient ainsi leur communication: Abbeville (2), Allery, Bouttencourt, Flixecourt, Hallencourt, Ham, Talmas et Sentelie